James Prinsep n’était pas seulement un administrateur poussiéreux avec une plume d’oie. C’est lui qui a finalement compris ce que disaient réellement ces symboles anciens et étranges sur les piliers d’Ashoka. Né dans l’Essex en 1799, Prinsep a déménagé en Inde et a fini par changer notre compréhension de l’histoire ancienne de l’Inde. Il mourut à Londres en 1840, mais son œuvre perdure dans tous les manuels qui mentionnent l’empereur Mauryan.
Sa carrière a été un peu bouleversée dans les centres financiers indiens. Il a commencé à la Monnaie de Calcutta en 1819. Puis il a rebondi à Bénarès (aujourd’hui Varanasi) pour travailler comme maître d’analyse. Ce travail dura de 1820 à 1830. Il revint à Calcutta comme maître d’analyse en 1832. Il y resta jusqu’à ce que sa santé se détériore, le forçant à retourner en Angleterre en 1838.
Prinsep avait accès à la plus grande collection de monnaies indiennes existant à l’époque. Il ne s’est pas contenté de les regarder. Il les étudia.
Pendant qu’il accomplissait son travail quotidien, Prinsep était occupé à devenir secrétaire de la Société asiatique du Bengale en 1832. Cela lui donnait des places au premier rang pour admirer la plus grande collection de pièces de monnaie indiennes que l’on ait jamais vue. Il ne collectionnait pas seulement des pièces pour le plaisir. Il les utilisait pour déchiffrer le code d’écritures anciennes. Il est devenu le premier érudit européen à réussir à déchiffrer les édits d’Ashoka. C’est un gros problème. Nous ne saurions peut-être pas ce que disaient ces anciens dirigeants sans lui.
Il avait également une formation en architecture. Il prend en charge des projets de construction, principalement autour de Bénarès. Il a également essayé de rendre la vie un peu plus organisée pour tout le monde en Inde. Il a introduit une monnaie uniforme. Il a réformé le système des poids et mesures. C’était des choses pratiques. Mais son héritage à Calcutta est physique. Le Prinsep’s Ghat, une arche sur la rive de la rivière Hugli, a été construit là pour lui rendre hommage.
Ses écrits n’ont pas disparu à sa mort. Des compilations de ses travaux ont été publiées plus tard. Le plus important est Essais sur les antiquités indiennes, historiques, numismatiques et paléographiques. Il a été édité par E. Thomas et a été publié en deux volumes en 1858. C’est la source incontournable si vous voulez savoir exactement comment il a déchiffré le code des inscriptions d’Ashoka.
Alors pourquoi est-ce important aujourd’hui ? Car avant Prinsep, ces édits n’étaient que des marques mystérieuses. Maintenant, ils appartiennent à l’histoire. Il a donné la parole à un empereur qui régnait sur une grande partie du sous-continent indien. C’est l’un de ces cas où l’obsession d’une personne pour les petits détails change tout le récit. Les pièces de monnaie qu’il étudiait étaient la clé. Le script qu’il a déchiffré est le verrou. Et l’histoire qu’il a débloquée est toujours d’actualité.

















